Vrac Slow conso

La vie en vrac.

Le printemps, la campagne, les primevères, l’herbe tendre, et quelques sacs plastiques volants au vent. Oups. Les points de collectes d’ordures ménagères débordants au milieu des champs fleuris, en attendant le ramassage hebdomadaire. Oups de nouveau.

Oui, la surproduction de déchets est une réalité à la campagne, aussi verte soit-elle. Alors même si ça va mieux depuis l’année dernière avec l’interdiction des sacs plastiques à la caisse des magasins, on ne se relâche pas. C’est une évidence, le déchet le plus facile à recycler, c’est celui qu’on ne produit pas. Avant d’acheter, on réfléchit, et autant que possible, on achète en vrac. D’autant plus qu’acheter en vrac est un excellent moyen de soutenir l’économie locale…

Les p’tits sachets : oui, mais les bons.

Pourquoi acheter en vrac ? Tout simplement parce que nos poubelles débordent de choses parfaitement inutiles : les emballages. Ces petites choses qui polluent pendant leur fabrication sont jetées immédiatement, et seules 20% d’entre elles seront recyclées.

Remplacer les emballages par des contenants, ça change tout. Les contenants sont choisis pour leur durabilité et leur caractère multi-usage. Un pot en verre peut servir à contenir du yaourt, de la soupe ou des légumes, et il est réutilisable et recyclable (presque) à l’infini.

Nul besoin d’être rompu aux dernières tendances healthy/green pour faire du bien à la planète. Commençons par éviter les 12 tartelettes emballées individuellement dans des petits sachets plastiques, eux-mêmes emballés dans une belle boite en carton. Même si elles sont bio.

Le vrac c’est facile à gérer, il faut juste de l’organisation. Il suffit d’emporter avec soi des sacs à vrac lorsqu’on sort faire ses courses. Mes sacs à vrac sont de vieilles taies d’oreillers ou de coussins auxquelles j’ai cousu des liens pour pouvoir les fermer. Alors évidemment, si vous êtes sensibles à l’esthétique ou si vous n’avez aucun rudiment de couture ni aucune grand-mère sous la main, on peut trouver de très jolis sacs à vrac à vendre sur internet, chez Mamie Colette ou encore sur Etsy Je stocke ensuite les aliments dans des grands bocaux de verre ou de plastique, récupérés un peu partout (vide grenier, dons, etc…).

Pour ce qui est liquide, ou qui ne tient décemment pas dans une taie d’oreiller (fromage, beurre, crème…) il suffit de se munir de récipients en plastique ou en verre : ancien pot de confiture, pot de conserve en verre, etc.

Sacs à vrac
Les emplettes

La campagne, désert du vrac ?

Quid du vrac à la campagne ? L’offre est-elle uniquement réservée aux urbains ?

Acheter en vrac c’est possible et en premier lieu au marché. Miel, fromage, viande, fruits et légumes, pain, confiture … on y trouve une quantité de produits de consommation courante. C’est parfait car on consomme local et de saison. Rencontrer les producteurs est toujours fort instructif et soutenir les productions locales est primordial.

Pour les fruits et légumes, je refuse systématiquement les sacs plastiques et je me retrouve donc avec un beau mélange dans mon panier, qu’il ne me reste plus qu’à trier une fois revenue à la maison ( Faites faire le tri par vos enfants, c’est tellement Montessori ). Pour les autres produits, je m’arrange avec les commerçants pour leur faire accepter mes contenants.

Pour ce qui est des denrées qu’on trouve moins facilement au marché : pâtes, farine, savon, légumineuses, biscuits, il existe quelques magasins qui assurent ce service, en bio ou non : la biocoop locale, ainsi que quelques supermarchés près de chez vous (Carrefour Market, en ce qui me concerne). Il existe un moyen efficace de trouver ces fournisseurs : les applications Bulk ou Conso Vrac . Et comme ces denrées ne sont pas périssables, on peut faire de généreux stocks. Je me rends dans ces points de vente une fois par mois environ pour remplir mes sacs.

N’hésitez pas à soumettre l’idée à vos commerçants : ils pourront fidéliser leurs clients avec ce type de démarche… Je privilégie par exemple les yaourts fabriqués localement, en pot en verre consignés, que je trouve dans ma supérette. C’est bon, ça fait travailler l’éleveur du coin, les pots sont réutilisés, et ma supérette est certaine de me voir chaque semaine.

Sacs à vrac
Petits pois en toile de jute.

Imperfection perfectible.

Alors évidemment le vrac c’est bien joli, mais que penser du fait que pour acheter mes pâtes en vrac, je fasse 25 kilomètres au volant de ma voiture diesel. Ne suis-je pas contre-productive ? Ne devrais-je pas privilégier le paquet de Panzani vendu à 3 kilomètres de mon domicile ?

Ah, bien sûr, rien n’est parfait, et je promets de changer de voiture un de ces jours.

Blague à part, le fonctionnement est encore perfectible et mes achats ne sont pas tous dépourvus d’emballages. Mais je vous engage à commencer la démarche, car elle présente l’intérêt de nous interroger sur notre mode consommation et nous invite à la cohérence.

Que vous soyez adepte du bio ou non, voici un guide fournit par Biocoop. Pour le reste, triez !

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