zero waste

Trois petites choses qui ont tout changé.

Automne, paresse, froid, travaux. Je n’ai pas été très présente le mois passé. L’état de la planète étant ce qu’il est, je me sens pourtant le cœur militant. Je vous supplie donc, dans la bonne humeur, de faire la transition vers un mode de vie plus durable. Ce n’est pas compliqué, ça passe parfois par des changements imperceptibles. Voici trois petites choses, qui ont doucement modifié ma consommation et gentiment dévié mon mode de vie.

Le lavable, pas le jetable.

J’ai pris l’habitude de ne plus jeter les objets qui m’ont servi pendant 7 secondes. Pour tout vous dire, je récupère les pailles de mes enfants quand on va boire un verre au café du coin. Je les lave, elles me servent pendant plusieurs années.

Le jetable, c’est un produit qui pollue lors de sa production, onéreux car on le renouvelle constamment, et qui se transforme en déchet instantanément. C’est un peu con et on peut facilement éviter cet écueil.

Les cotons lavables sont le premier geste vert que j’ai mis en place dans cette logique. Mes cotons sont en tissus, et je les lave avec mes vêtements. Au début j’ai choisi la facilité, je me suis acheté un lot de cotons lavables (sur ce site, mais il y en a plein d’autres). Maintenant je les fabrique. J’utilise de vieilles serviettes de toilette et des chutes de tissu. Un peu de découpe, de couture et je renouvelle mon stock.

On peut lire plein de choses sur la matière optimale à choisir (bambou vs coton), les méthodes de lavage, etc. Honnêtement, je prends toutes les matières, je lave en machine avec ma lessive au savon de Marseille, et mon visage n’est pas défiguré. Soyons des gens simples.

Une fois que vous serez rodés, vous pouvez passer aux mouchoirs en tissu, aux éponges lavables, aux protections menstruelles, etc. Ça s’achète, ça se fabrique, ça se recycle, c’est durable. 

 Alors pitié, belle-maman, pour Noël, on arrête les couverts en plastique.

zero déchets
Des cotons lavables de toutes les tailles et de toutes les couleurs, fabriqués ou achetés.

Être une brute.

En cuisine, le changement se fait en douceur. Il s’agit de ré-évaluer nos habitudes et notre dépendance à l’alimentation industrielle, préparée, pré-cuite, à la composition aussi obscure que celle de votre shampoing.

Je privilégie systématiquement le produit brut, pas le transformé. Faire pour soi-même des aliments de qualité et moins coûteux est devenu un réflexe. J’ai commencé par faire des yaourts. Une minute et trente secondes de temps de travail. Ajoutez trente secondes si vous ne retrouvez pas les ciseaux pour ouvrir la brique de lait.

De nombreuses préparations culinaires sont très faciles à réaliser : la pâte à tarte, l’houmous, la sauce tomate, la pâte à tartiner. Le calcul est le suivant : moins d’additifs nocifs, moins d’emballages, plus d’économies et plus de goût. Choisissez ce qui vous motive le plus.

Le brut, l’aliment, le vrai, c’est aussi celui qui vient directement du producteur, en vrac, sans mode d’emploi. La carotte tordue achetée sur le marché local. La farine du paysan-boulanger. La volaille de ferme. Un des nombreux avantages de la vie rurale, c’est qu’il y a un marché chaque jour de la semaine dans les villages des alentours. Et des ventes à la ferme comme si il en pleuvait. Il y a aussi de nombreux réseaux qui permettent de se procurer des produits bruts en vrac et de soutenir l’économie locale. Y ‘a pas de mais, quand j’habitais Paris je faisais partie d’une Amap et j’achetais en vrac.

Alors, oui, ça prend un peu plus de temps en cuisine. Ceci dit, il y a quelques techniques – le fameux batch cooking  :

  • Cuisiner en grande quantité et congeler : les lasagnes, la pâte à cookies, les haricots rouges…

  • Optimiser les temps de cuisson : le four qui chauffe pour le plat de résistance peut servir à cuire des gâteaux, en même temps (selon l’expression à la mode).

Évidement, il y a des choses que je ne fais pas, question de compétence et de goût : les glaces, les gnocchis, le sirop de grenadine. Mais tout est possible, essayez. Et ensuite vous vous lancerez peut-être dans la fabrication de vos produits ménagers …

zero déchet
On peut aussi être une brute en rangement.

S’habiller chez les autres.

Je participe depuis un an au défi « Rien de Neuf ». Ça a été l’occasion de chercher des alternatives à l’achat de vêtements neufs pour moi et mes enfants. Dons, vide grenier, Recyclerie, Emmaüs,  m’ont permis de tenir la cadence des pantalons troués et pulls qui flanchent.

J’ai également découvert les friperies en ligne où l’on trouve beaucoup de chose à des prix dérisoires ( je vais principalement sur Vinted, mais il en existe d’autres). Je suis sidérée par le nombre de vêtements neufs, non portés, avec leurs étiquettes d’origine, que l’on trouve à vendre sur les sites de vêtements d’occasions. La production planétaire de vêtement doit être totalement hors de contrôle pour en fabriquer une telle quantité. Ça m’a d’ailleurs donné l’occasion pour un petit moment d’auto-critique salutaire :  j’ai fais un petit tour de placard, et j’ai trouvé moi aussi quelques vêtements jamais portés. Oups ! Je les ai revendus illico.

Je vous le rappelle rapidement, l’industrie de la mode est la seconde plus polluante du monde, derrière l’industrie pétrolière. 1,2 milliards de tonnes de gaz à effet de serre… Nan, je ne veux pas vous culpabiliser, mais suivre la tendance,  acheter de nouvelles chaussures tous les mois… Qu’est ce qu’elles ont les anciennes, vous ne pouvez pas les réparer ?

Vinted
La petite robe jamais portée, revendue sur Vinted…

Les trois petites modifications de comportement  que je viens de vous proposer ont un impact majeur sur la quantité de déchets que vous produisez, le soutien que vous apportez aux industries polluantes, et votre participation au gaspillage planétaire. Ce sont autant de portes d’entrée pour une réflexion plus globale sur nos modes de vie.

Et vous, quelles sont les petites choses qui vous ont fait avancer sur le chemin de la consommation responsable?

2 thoughts on “Trois petites choses qui ont tout changé.

  1. Chloé says:

    Excellent article, merci pour tous ces conseils.

    • mllegreen says:

      Merci Chloé ! Avec de petits pas verts, on peut aller loin 😉

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